Jan Fabre / Troubleyn [BE]

Le pouvoir des folies théâtrales

Le pouvoir des folies théâtrales
Le pouvoir des folies théâtrales

16.03 – 17.03.2013

Le pouvoir des folies théâtrales

En 2012, cela fait trente ans que le créateur de théâtre et plasticien Jan Fabre faisait une entrée très remarquée dans l’histoire du théâtre flamand avec son spectacle de huit heures C’est du théâtre comme c’était à espérer et à prévoir. Deux ans plus tard, il conquiert les scènes internationales avec Le pouvoir des folies théâtrales. À l’occasion de ces anniversaires, les deux productions sont reprises avec une toute nouvelle distribution.

Dans Le pouvoir des folies théâtrales, Jan Fabre remet en question le média théâtral (ainsi que l’opéra et la danse), plus encore que dans le spectacle précédent, C’est du théâtre comme c’était à espérer et à prévoir. Parallèlement, il jette des ponts entre l’art dramatique de l’époque (1984) – et sa propre œuvre scénique en particulier – et le patrimoine théâtral, la tradition, le canon et l’histoire de l’art.

Le spectacle est une fois de plus subdivisé en différentes scènes ou actions. Le conte de Hans Christian Andersen, Les Habits neufs de l’empereur, constitue le fil rouge qui relie tous les passages. L’apparence, le faux-semblant de l’empereur file une métaphore de l’illusion, du mensonge au théâtre. Par conséquent, Fabre avait jeté son dévolu pour ce spectacle sur le velours et les dorures de théâtres bonbonnières afin d’accentuer au maximum le contraste entre l’hypocrisie et la frivolité du décor d’une part, et l’authenticité et la discipline des performeurs sur scène de l’autre. En tant que plasticien, Fabre n’était que trop conscient de la pression que le « marché » exerçait sur son art et de la récupération qui menaçait son œuvre. Cette reprise pose à nouveau la question de la manière dont notre époque, où le « marché » détermine entre-temps tous les aspects de la vie, influencera ou transformera notre perception de ce spectacle.
 


Original credits : concept, direction, light, scenography, choreography Jan Fabre | music Wim Mertens, Soft Verdict | original cast Ingrid Dalmeyer, Els Deceukelier, Roberto De Jonge, Marion Delforge, Marc Hallemeersch, Peter De Smet, Katinka Maes, Erwin Kokkelkoren, David Riley, Werner Strouven, Wim Vandekeybus, Annamirl Van Der Pluym, Marc Van Overmeir, Paul Vervoort, Philippe Vansweefelt | costumes Pol Engels, Jan Fabre | technique Bruno Aertsen, Maart Veldman | production manager Geert Van Goethem | artistic direction Tijs Visser | coordination Hugo De Greef, Ritsaert Ten Cate | production Projekt 3 (Antwerp), Mickery (Amsterdam), Kaaitheater 85 (Brussels) | co-production Festival De Lille (Lille), Theatre Gerard Philippe (Paris) |

Credits re-run : concept, direction, light, scenography, choreography Jan Fabre | music Wim Mertens, Soft Verdict |new cast Kasper Vandenberghe, Maria Dafneros, Piet Defrancq, Melissa Guerin, Nelle Hens, Sven Jakir, Carlijn Koppelmans, Georgios Kotsifakis, Dennis Makris, Lisa May, Giulia Perelli, Gilles Polet, Pietro Quadrino, Merel Severs, Nicolas Simeha |  assistent director Miet Martens, Renee Copraij | costumes Katarzyna Mielczarek| Technical Direction Thomas Vermaercke, Geert Vanderauwera | Production Manager Helmut Van den Meersschaut | Singing Coach Hans Peter Janssens | Tango Instructors Tango Argentino, Marisa Van Andel & Oliver Koch | Internships Giulio Boato, Yorrith Debakker, Zafeiria Dimitropoulou | Styling Savagan Brussels | Production Troubleyn/Jan Fabre vzw  co-production rerun 2012 deSingel (Antwerp), Romaeuropa Festival, Rome.