Gisèle Vienne [FR]

CROWD

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26.01 – 27.01.2018

Danse et violence jubilatoire

Pour Gisèle Vienne, la scène de théâtre est un microcosme où l’on peut étudier les émotions individuelles et collectives et ainsi mieux comprendre le comportement humain. Le spectacle CROWD examine la violence à contre-courant du discours qui tend à décrire toute forme de violence comme barbare. Ainsi, Vienne cherche des manifestations et représentations de violence qui peuvent jouer un rôle favorable, positif dans la société. Partant de rites et de fêtes – d’archaïques à contemporains –, elle réunit un groupe de quinze jeunes qui dansent sur un DJ-set de Peter Rehberg.

Articulant musiques électroniques années 90 à nos jours une composition plus intime du duo novateur KTL (Peter Rehberg et Stephen O’Malley), ces musiques témoignent des sonorités qui excitent nos sens depuis les trente dernières années, qui ont pu se propager de l'underground au mainstream, et qui influencent notre rapport au corps et au mouvement. C’est notamment sous ces influences musicales, mais aussi des formes de représentations multiples du corps que Gisèle Vienne créée une chorégraphie où les mouvements s’arrêtent, les gestes sont heurtés, saccadés, interrompus et altérés de diverses manières. La chorégraphie fait écho à une sensibilité contemporaine, où la réalité du spectacle vivant rencontre le champ des possibilités gestuelles qu’offrent les mouvements générés par le montage vidéo et les effets spéciaux. Le temps en vient à s’altérer et se distordre permettant d’observer et d’éprouver autrement les aspects jubilatoires et parfois émancipateurs de la violence et ses représentations.

Gisèle Vienne. Mauvais esprits. – Un entretien dans Libération

'Je pense que la violence est un sentiment de pulsion qui nous anime tous. Notre être est constitué de pensées avouables et inavouables, ces sentiments et ces pensées qui nous habitent, toutes ces facettes-là font la beauté de l'humain.'  - Un entretien avec Gisèle Vienne sur France culture


conception, choreography & scenography Gisèle Vienne | assisted by Anja Röttgerkamp & Nuria Guiu Sagarra | lights Patrick Riou | dramaturgy Gisèle Vienne & Denis Cooper | music selections from Underground Resistance, KTL, Vapour Space, DJ Rolando, Drexciya, The Martian, Choice, Jeff Mills, Peter Rehberg, Manuel Göttsching, Sun Electric & Global Communication Mix | edits, playlist selection Peter Rehberg | sound diffusion supervisor Stephen O’Malley | performers Philip Berlin, Marine Chesnais, Kerstin Daley-Baradel, Sylvain Decloitre, Sophie Demeyer, Vincent Dupuy, Massimo Fusco, Rémi Hollant, Oskar Landström, Theo Livesey, Louise Perming, Katia Petrowick, Jonathan Schatz, Henrietta Wallberg & Tyra Wigg | costumes Gisèle Vienne | in collaboration with Camille Queval & the performers | sound engineer Adrien Michel | technical manager Richard Pierre | stage manager Antoine Hordé | light manager Arnaud Lavisse | special thanks Margret Sara Guðjónsdóttir & Louise Bentkowski | production Alma Office | executive production DACM | co-production Nanterre-Amandiers, Maillon Théâtre De Strasbourg, Wiener Festwochen, Le Manège Scène Nationale De Reims, Le Théâtre National De Bretagne, Cdn Orléans, Loiret / Centre, La Filature, Scène Nationale De Mulhouse, Bit Teatergarasjen | support CCN2 – Centre Chorégraphique national de Grenoble, CND Centre national de la danse

programme de salle

Sujets apparentés

Stephen O'Malley & Wukir Suryadi

Showcase: Carte Blanche to Gisèle Vienne

performance musique

Showcase: Carte Blanche to Gisèle Vienne
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production

me 17.01.18

Gisèle Vienne a voyagé avec Stephen O’Malley, le cofondateur de Sunn O))), à Java et à Bali pour s’immerger dans le monde magique des rituels performatifs. Leur rencontre avec le musicien Wukir Suryadi, cofondateur de Senyawa, a révélé de profondes résonances. Cette soirée présente leur projet commun à travers une philosophie musicale partagée.

« IL Y A UNE SOIF GÉNÉRALE D’UN SENTIMENT DE TRANSE »

Un entretien avec Gisèle Vienne

« IL Y A UNE SOIF GÉNÉRALE D’UN SENTIMENT DE TRANSE »
« IL Y A UNE SOIF GÉNÉRALE D’UN SENTIMENT DE TRANSE »

article

ma 12.12.17

Pour le spectacle CROWD, l’artiste et chorégraphe française Gisèle Vienne a invité quinze adolescents à s’abandonner au rythme de la techno des années 90. Nous l’avons rencontrée quelques semaines avant la première du spectacle pour discuter des présentations et des représentations de la violence, de rituels indonésiens et de funérailles pensées par des artistes.